La biologie d’un moustique

Les moustiques sont des insectes omniprésents, que l’on trouve dans presque tous les types climatiques, de l’arctique aux régions tropicales ; ils survivent aux hivers les plus rigoureux et aux sécheresses extrêmes. Selon l’espèce, ils prolifèrent dans tous type de zones aquatiques, que l’eau soit très polluée ou parfaitement propre : petites quantités d’eau dans des boîtes de conserve, flaques ou rivières ; leur adaptabilité est très grande. Leur prolifération est favorisée par les moyens de communication, tels que les bateaux et les avions, qui ont déjà facilité l’introduction d’espèces non indigènes dans certains territoires ; même des moustiques infectés ont été transportés sous des climats tempérés, transmettant ainsi des maladies tropicales.

photo-de-moustique

Les larves des moustiques peuvent se développer dans tous les lieux où l’eau stagne, de façon permanente ou temporaire :

  • lacs, étangs, bassins divers, carrières, dépressions diverses…

  • lagunes littorales, marais salants, rizières…

  • fossés, canaux d’irrigation, de drainage, réseaux de collecte des eaux pluviales…

  • réseaux de collecte des eaux usées, bassins de lagunage…

  • puits, piscines, réservoirs…

  • vides sanitaires inondés, fosses septiques, regards…

  • dépressions forestières, troncs d’arbres creux et tout autre collection d’eau d’origine naturelle ou anthropique

Quel est le cycle de vie d’un moustique ?

Le moustique s’accouple dans les 48 heures suivant l’éclosion de la nymphe. La femelle ne s’accouple qu’une fois dans sa vie car elle peut stocker le sperme dans des sacs internes, et fertilise donc ses œufs elle-même. La plupart des moustiques se nourrissent dès la tombée du jour ; les deux sexes se nourrissent de nectar ou de fruits, mais la femelle a généralement besoin, pour pondre, de se gaver de sang, riche en protéines. Aussi, dès l’accouplement elle part à la recherche de sang. La femelle dispose d’organes sensoriels très puissants, capables de détecter les odeurs corporelles, le gaz carbonique, la chaleur et la transpiration émis par son hôte ; elle suit donc ces stimuli jusqu’à localisation définitive de l’hôte.

La femelle perce l’épiderme de l’hôte avec son stylet et localise les capillaires sanguins dont elle veut aspirer le sang. A chaque succion, elle aspire approximativement son poids corporel de sang. Tout en absorbant cette quantité de sang, elle injecte de la salive contenant un anticoagulant, afin de stopper la coagulation et de préserver la fluidité sanguine. C’est la réaction allergique de l’hôte qui provoque la marque et l’irritation qui suivent la piqûre. Les parasites pathogènes sont transmis à l’hôte par la salive ou le stylet des moustiques infectés.

En revanche, un moustique non infecté peut être contaminé lorsqu’il pique un hôte porteur des parasites pathogènes ; ces parasites se développent ensuite dans le corps de l’insecte jusqu’à infection complète ; le moustique peut alors, à son tour, infecter ses futurs hôtes. Les relations entre parasite, moustique et hôte ont évolué pendant des années et sont souvent spécifiques aux espèces de moustiques concernées.

Les individus adultes peuvent voler sur plusieurs kilomètres à la recherche de nourriture et peuvent être dispersés par le vent. Le sang stimule la production d’œufs et fournit les nutriments nécessaires au développement de l’œuf. Grâce au sperme stocké, les œufs sont fertilisés juste avant la ponte. Selon l’espèce, chaque ponte comprend entre 30 et 350 œufs, en forme de fuseau, mesurant environ 1,5 mm de long et déposés soit sur des surfaces proches du bord de l’eau, soit sous forme de petites nacelles flottantes constituées par les œufs collés entre eux ; ils peuvent aussi être déposés individuellement et répandus à la surface de l’eau.

Les œufs éclosent après plusieurs jours et la larve nage librement. Elle se nourrit grâce aux brosses de sa bouche qui agitent l’eau, ramenant ainsi à elle les particules organiques en suspension. Elle consomme également des algues ou des plantes. La larve passe par quatre phases de développement, ou stades ; à l’issue de chaque stade, elle mue.

Après la mue du quatrième stade ; la larve devient nymphe. La nymphe ne se nourrit pas mais demeure à la surface de l’eau. Lorsqu’elle est dérangée, elle nage par saccades et rejoint tranquillement la surface de l’eau.

Le moustique adulte se développe à l’intérieur de la nymphe. Lorsque son développement est achevé, la cuticule de la nymphe glisse le long de sa face dorsale pour laisser émerger l’individu adulte. En peu de temps, la cuticule de l’adulte durcit et les ailes s’étendent, le moustique peut alors s’envoler.

L’espérance de vie du moustique adulte n’excède généralement pas quelques semaines, sauf s’il est en diapause. Toutefois, pendant toute sa vie, la femelle peut pondre à plusieurs reprises plusieurs centaines d’œufs à chaque fois.

La longueur du cycle de vie complet dépend dans une très large mesure de la température ambiante et varie de 10 jours à 6 mois, plus longtemps chez les espèces qui, à l’état larvaire, survivent à la saison froide.

Quelles nuisances provoquent les moustiques ?

Le moustique est avant tout un insecte nuisible saisonnier des climats frais, mais il peut être le vecteur principal de pathologie affectant l’homme et l’animal, telles que malaria, filariose, fièvre jaune, encéphalite et fièvre rouge. Seules quelques espèces de moustiques sont les vecteurs de germes pathogènes. Les espèces les plus importantes sont celles qui utilisent l’homme comme hôte primaire et pénètrent dans les maisons à la recherche de sang.

Certaines espèces ne se nourrissent pas sur l’homme mais utilisent d’autres mammifères, ainsi que les oiseaux ou même les reptiles.

Les statistiques montrent que 270 millions d’hommes ont été contaminés par la malaria, et jusqu’à 2 millions d’entre eux en meurent chaque année. Ces chiffres font du moustique la créature la plus dangereuse au monde.

Quelques pathologies humaines transmises par les moustiques :

  • Anopheles : malaria, filariose, divers virus.
  • Aedes : fièvre jaune, fièvre rouge, encéphalite, divers virus.
  • Culex : filariose, encéphalite, divers virus.
  • Mansonia : filariose, divers virus.

Nous sommes prêts à intervenir

N’attendez pas pour agir

Contacter LOGISSAIN – 03 84 36 61 10